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La forêt    

2011 : Année internationale des forêts !
L'assemblée générale des Nations unies a déclaré 2011 "année internationale des forêts" afin de sensibiliser les opinions sur l'importance de la gestion durable et de la conservation des forêts.
Une année internationale de plus me direz-vous ? Sommes-nous à ce point incultes pour ne pas savoir que les forêts doivent être gérées durablement ? N'est-ce pas plutôt l'exploitation par les grands trusts qui détruisent les forêts ?
Avant d'aborder ce qu'est une forêt, regardons quelques données pour nous faire une toute petite idée.
A l'échelle de la planète, ce sont près de 300 millions de personnes qui vivent dans les forêts et plus de 1,8 milliard de personnes dont la subsistance dépend directement des forêts. Si les forêts viennent à disparaître, que deviendront ces personnes ? ? ?
Les forêts abritent, par ailleurs, 80% de la biodiversité mondiale.
Et pourtant ......... chaque année 13 millions d'hectares sont déboisés. La destruction des forêts est particulièrement alarmante dans les tropiques et au Brésil où une zone d'une superficie équivalente à 40 terrains de football disparaît chaque minute. Des milliers — voire des millions — d'espèces sont menacées. L'homme est-il en train de scier la branche sur laquelle il est assis ? ? ?

Connaissez-vous la forêt ? Connaissons-nous la forêt ?
Découvrir l'écosystème forestier, c'est plonger dans le monde de ses habitants. Végétales ou animales, les espèces qui composent les différents milieux ont chacune leurs particularités. Elles façonnent un équilibre fragile.

La vie de la forêt
Écosystème complexe, la forêt est en quelque sorte la rencontre de deux univers : l'animal et le végétal. Tous deux sont intimement liés dans un monde vivant aux détails parfois insoupçonnés.

Le monde des grands végétaux
Le monde végétal est surprenant : cette gigantesque industrie écologique transforme l'air en produit comestible .......... lui-même recyclable !
Un capteur immobile !
Le règne végétal est un monde sans jambes ni ailes. Mais il doit à la souplesse de ses cellules d'être un extraordinaire capteur d'air. Si l'homme y prélève l'oxygène (O2) source de son énergie vitale, les végétaux et en particulier les arbres y puisent le carbone (C) du dioxyde de carbone (CO2) pour élaborer le bois. Ceci explique à la fois le potentiel calorifique du bois, et surtout la capacité des forêts à lutter contre l'effet de serre en fixant le carbone.
Du solaire vert !
Capter l'air est un processus, en extraire le carbone en est un autre. Les feuilles possèdent des ouvertures, les stomates, qui régulent l'arrivée de l'air suivant les besoins. Les pigments verts de la chlorophylle (du grec khloros "vert" et phyllon "feuille") possèdent l'étonnante faculté de capter l'énergie solaire à travers la lumière. Les feuilles utilisent alors cette énergie directe pour transformer le dioxyde de carbone (CO2) en glucides, c'est-à-dire en sucres.
De la nourriture liquide !
L'aliment nourricier des arbres est une sorte de potage (eau plus éléments nutritifs) constitué par la sève brute complétée par les glucides, l'ensemble formant la sève élaborée. Par les racines monte la sève brute, c'est-à-dire de l'eau complétée par des éléments minéraux puisés dans le sol, transformée en sève élaborée par l'apport énergétique des sucres produits par la photosynthèse. Sèves brute et élaborée transitent par deux circuits séparés, la feuille étant le lieu de leur connexion énergétique comme peuvent l'être les poumons pour l'homme. Ce double circuit vertical se trouve juste sous l'écorce, contre la première cerne du bois. Son arrêt complet conduit à la mort de l'arbre.
L'industrie du "potage" !
Les arbres savent gérer leurs usines écologiques afin d'augmenter le rendement de la photosynthèse. Il s'agit d'acheminer vite et haut la sève brute avec un minimum de pertes. Le réseau de canalisations part des racines, utilise une ligne directe sur le tronc, se diversifie arrivé aux branches pour finalement alimenter le feuillage. Les feuilles opèrent alors comme des champs à géométrie variable qui se disposent le mieux possible face à la lumière solaire.
Les résineux sont les rois de l'utilisation de cette surface foliaire : leurs aiguilles fines captent la lumière dans toutes les directions. Un houppier d'épicéa a ainsi deux fois plus de surface foliaire disponible à la lumière qu'un chêne.
Une usine adaptée au climat !
Les aiguilles des résineux ont une durée de vie de 3 à 5 ans selon les espèces. Leur persistance en hiver permet à l'arbre de procéder à la photosynthèse plus longtemps. Par contre, le processus s'interrompt par très grand froid.
Les feuillus en revanche ont développé un autre système car leurs feuilles sont plus fragiles : elles tombent naturellement en automne, évitant ainsi l'éclatement des cellules par le gel. Mais elles ont élaboré durant l'été des réserves complémentaires situées dans le bourgeon (qui restera une fois la feuille tombée). Ces réserves alimenteront la repousse foliaire le printemps venu. Les anciens disent souvent que "le printemps se fait en été" (de l'année passée).
L'entretien de la structure !
Les êtres vivants fabriquent leur énergie par la respiration, un processus inverse de celui de la photosynthèse : les réserves acquises et stockées dans les cellules sont brûlées ; la respiration est consommatrice d'oxygène (O2), dégage du dioxyde de carbones (CO2) et de l'eau (sous forme de vapeur). Durant la période de repos végétatif, ou en période nocturne, c'est-à-dire sans rayonnement solaire, les végétaux se contentent de respirer. Par contre, de jour et en belle saison, ils procèdent à la photosynthèse tout en respirant. Le bilan annuel est toujours prépondérant en photosynthèse. C'est pourquoi, on dit que la forêt est une usine à oxygène.

Des habitants mobiles
Comme nous l'avons dit, l'univers de la forêt est la rencontre de deux mondes : le monde végétal aérien (des arbres aux mousses) et le monde terrestre du sol. Cet univers paraît immuable, immobile et pourtant la forêt est mise en mouvement par d'autres éléments que les courants d'air du vent et la pousse des feuilles. Des habitants mobiles la parcourent, y ont demeure et s'y reproduisent sans que l'on ne s'en rende forcément compte, car la discrétion est une des particularités de la faune.
Faune à tous les étages !
La forêt combine milieux denses, comme le sol et la cime des arbres, et milieu aéré des grands troncs de la futaie. Cette diversité d'espaces est devenue, depuis la nuit des temps, un lieu d'habitats privilégiés pour la faune terrestre. Mammifères, oiseaux, insectes y ont trouvé un abri, de la nourriture et des partenaires. Une hêtraie peut ainsi contenir plus de 5 000 espèces d'insectes qui parcourent le sous-sol, le sol et la cime des arbres. Grands ou petits, les animaux vivent donc à tous les étages, avec une mobilité surprenante. Ainsi :
le geai se pose pour ramasser des glands sous un chêne,
l'écureuil passe d'un épicéa à un autre pour trouver des cônes à décortiquer,
le renard sort de son terrier aménagé dans les racines d'un hêtre pour aller chasser jusqu'en bordure de plaine,
la femelle du papillon géométride, qui n'a pas d'ailes, quitte le sol et grimpe le long du tronc d'un chêne pour pondre ses oeufs en novembre dans les bourgeons endormis. Au printemps, les larves deviendront chenilles avec leur nourriture à portée de dents : les feuilles nouvelles et tendres.
Adresses et rues !
L'habitat d'une espèce est un milieu où elle demeure : c'est son "adresse" dans l'environnement. Cet habitat a cependant, en écologie, un sens plus complexe que la notion d'habitation, car l'habitat est aussi le milieu où une espèce donnée utilise l'espace pour se nourrir, trouver un partenaire et avoir une progéniture. L'habitat d'un sanglier n'est pas le même que celui de la cigogne noire ; pourtant ils peuvent se rencontrer dans une chênaie. La cigogne noire niche en cime et sera plus sensible à la proximité d'une vallée tranquille et poissonneuse. Le sanglier, lui, sera plus intéressé par l'accès rapide à la plaine avec ses cultures faciles à labourer pour trouver graines, larves et souris. Dans ce cas, nous avons l'adresse suivante : les habitants "sanglier et cigogne noire" - nom de rue "les Grands Bois" - localité "la Chênaie continentale".
Niche sans chien !
Chaque espèce occupe dans son habitat une place particulière, qu'elle a façonné peu à peu tout en s'adaptant finement à l'environnement. Cette "niche écologique" traduit à la fois un endroit de vie et les relations qu'une espèce y entretient avec les autres. On peut dire aussi que définir la niche écologique d'une espèce revient à présenter sa profession écologique. Ainsi par exemple, le pic vert est friand de larves qu'il trouve sous les écorces d'arbres affaiblis. Il utilise son bec pointu comme percuteur puis sa langue extensible pour extraire les larves des galeries. Il régule ainsi une population d'insectes dont le surnombre est dommageable aux arbres.

Cet article n'aborde qu'un premier et tout petit aspect dans la connaissance de la forêt. D'autres articles lui succéderont. Vous avez la possibilité de nous faire parvenir vos remarques, vos suggestions, toutes les pages du site Internet comportant l'adresse de la messagerie de la mairie.

Quelques liens de sites Internet à votre disposition. Ils ne sont pas limitatifs :
Forêts et peuples :
http://www.desforetsetdeshommes.org/
Notre-planète.info :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2648_2011_annee_internationale_forets.php
WWF :
http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/2011-annee-internationale-de-la-foret
WWF : http://www.protegelaforet.com/
 

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Mairie de Coulandon - 10, Place du Bourg - 03000 Coulandon - Téléphone : 04.70.44.50.09 - Fax : 04.70.44.63.62 - E-Mail : mairie-coulandon@pays-allier.com